Dans la mythologie grecque, Ascalaphos, le fils d'Achéron et d'Orphné, dénonce à Hadès les pépins de grenade mangés par Perséphone, empêchant cette dernière de quitter les enfers. Pour se venger, Démeter transforme Ascalaphos, dont le nom signifie hibou, en véritable oiseau de nuit.
"Les hiboux" est également le titre d'un sonnet de Charles Baudelaire tiré de son recueil "les fleurs du mal" et dont voici le premier quatrain :
Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.
Je vous propose en ce temps qui précède la fête d'Halloween où les morts rejoignent le monde des vivants, de jouer en créant des petits poèmes sur le thème de cet oiseau de nuit compagnon des mages et des sorcières. Nous pourrons, à cette occasion, nous inspirer de la prosodie baudelairienne.
règle : composez sur le thème de la nuit d'Halloween un quatrain (strophe de 4 vers) d'octosyllabes (vers de 8 pieds) sur deux rimes embrassées abba. Glissez y où vous voulez le mot "hibou" et vous obtiendrez un petit poème que j'appellerais bien un "ascalaphogramme, comme celui-ci :
Comme un hymne serein et doux
Envoûtant la nuit de Samain
Jusqu'aux lueurs bleues du matin
J'entends hululer les hiboux
de Jean-Luc Aotret
Choisissez-vous une belle plume de hibou pour nous écrire des chouettes de petits poèmes à déguster les nuits de pleine lune propices aux vols des sorcières et aux divinations des mages.
Vous êtes bien entendu instamment conviés à glisser vos créations et vos appréciations dans les commentaires.








