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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 01:47

cet ouvrage contient deux poèmes de Jacques Premel-Cabic

Les douaniers

Ceux qui disent : Cré Nom, ceux qui disent macache,
Soldats, marins, débris d'Empire, retraités,
Sont nuls, très nuls, devant les Soldats des Traités
Qui tailladent l'azur frontière à grands coups d'hache.

Pipe aux dents, lame en main, profonds, pas embêtés,
Quand l'ombre bave aux bois comme un mufle de vache,
Ils s'en vont, amenant leurs dogues à l'attache,
Exercer nuitamment leurs terribles gaîtés !

Ils signalent aux lois modernes les faunesses.
Ils empoignent les Fausts et les Diavolos.
" Pas de ça, les anciens ! Déposez les ballots ! "

Quand sa sérénité s'approche des jeunesses,
Le Douanier se tient aux appas contrôlés !
Enfer aux Délinquants que sa paume a frôlés !

Arthur RIMBAUD (1854-1891) 
(Recueil : Poésies)

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 01:06

Proverbes

Qui n'aime pas pourtant aimante
Qui séduit peut sentir des pieds

Qui a du répondant ne questionne que les autres
Qui ne veut pas d'histoires en fait trop souvent

Qui a peur peut sourire quand même
Qui ne craint rien fait peur à qui l'aime

Qui châtie bien en prend l'habitude
Qui n'assume pas assomme

Dictature par la torture
Tue à tort d'avoir des droits

Qui a le Droit peut aller de travers
Le pouvoir pavoise quand le mal empire

Tant vont les cruches à l'eau
Qu'à la fin elles s'embouteillent.

Roger Gicquel Retourné éd. Skol Vreizh

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 00:59

Sur les bords de Rance face à Saint Suliac

Douceur d’un soir
Bonheur d’un jour
Porteurs d’espoir
Pour toujours

texte d'Anne Samek en forme de poéticket

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 00:57

le vingt et un avril dernier
le jury des poétickets
a été présidé
par Roger :
il a évoqué l'eau,
la chanson,
le breton
et le parlé gallo...

45 t de 1981 chez EMI / Pathé Marconi (C 008-72.497)  
photo: Thierry Gicquel


Je ne l'ai pas vu

Je ne l'ai pas vu, l'Ankou
ni ouï son char sur les cailloux.
Pourtant il venait d'enlever
un homme de qualité
fauché à l'envers de l'idée
qu'il avait de la destinée.
Avant sa mort nous avions déserté sa vie,
oublié sa présence.
Je n'ai pas entendu l'Ankou
ni son char passer dans l'ornière,
si lourd de nos regrets-éternels
éphémères comme nous le sommes.

Le ruisseau qui chante pense plus loin que la mer.

Roger Gicquel Retourné éd. Skol Vreizh

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 01:29

toujours en passant par Caen le WE dernier :

Princesse, l'honneur de vôtre âge,
Chez qui règnent excellemment
Les doux charmes d'un beau visage
Et la clarté du jugement ;

Que vous puis-je plus justement
Témoigner de ce double ouvrage,
Sinon qu'icy mon sentiment
A peine pour l'un se partage.

Tous deux sont beaux, coulans, nombreux,
Non moins polis que vigoureux,
Egalement dignes de plaire,

Et l'honneur d'estre préféré
Ne se doit qu'au choix désiré
Qu'il vous plaira vous-même en faire.


réponse versifiée d'Antoine Halley* (1595-1676) à la duchesse de Longueville qui lui avait demandé d'arbitrer un différend pour définir la supériorité entre deux sonnets (Job et Uranie).

*professeur de Lettres de l'université de Caen, poète et célèbre jouteurs des Palinods de Caen (concours de poésies).

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 01:32

En passant par Caen le WE dernier :

Beaux et grands bâtiments...

Beaux et grands bâtiments d'éternelle structure,
Superbes de matière, et d'ouvrages divers,
Où le plus digne roi qui soit en l'univers
Aux miracles de l'art fait céder la nature.

Beau parc, et beaux jardins, qui dans votre clôture,
Avez toujours des fleurs, et des ombrages verts,
Non sans quelque démon qui défend aux hivers
D'en effacer jamais l'agréable peinture.

Lieux qui donnez aux coeurs tant d'aimables désirs,
Bois, fontaines, canaux, si parmi vos plaisirs
Mon humeur est chagrine, et mon visage triste :

Ce n'est point qu'en effet vous n'ayez des appas,
Mais quoi que vous ayez, vous n'avez point Caliste :
Et moi je ne vois rien quand je ne la vois pas.

François de MALHERBE (1555-1628) 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 00:19

Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir' comme des oeufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d'innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles
Où voulez vous donc en venir ?
A écrire
Vraiment ? A écrire ?

Raymond QUENEAU (1903-1976)

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 01:30

DECOUVERTES GALLIMARD

En passant au 9 de la rue Saint Martin à Brest

Au cabaret-vert

Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
- Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. - Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

- Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! -
Rieuse, m'apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
D'ail, - et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Arthur RIMBAUD (1854-1891) 
(Recueil : Poésies)


C'est terminé pour le jeu poétique des "chienquains". Je remercie, pour leur sympathique participation, toutes les poétesses  ainsi que RV, le seul poète !.. Je soumets dès cette semaine l'ensemble des textes recueillis au comité de lecture d'An Amzer Poésies qui statuera pour désigner une gagnante ou un gagnant avant la fin avril. Comme d'habitude, je vous tiendrai informés des résultats.

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 18:15

PATRICE indique la voie :

 

de Jean-Luc Aotret

le (la) premier(ère) à déchiffrer le texte peut le mettre en commentaire, bon courage !

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 01:00

Les hommes sont comme les papillons devant la flamme d'une bougie,
Le premier s'en approche et dit :
"Moi je connais l'amour"
Le second vient effleurer la flamme des ses ailes et dit :
"Moi je connais la brûlure de l'amour"
Le troisième se jette au Coeur de la flamme et se consume
Lui seul connaït le véritable amour.

Attâr (v.1120-1190)

poème mis en muique par Armand Amar pour le magnifique film du tunisien Nacer Khemir :

"Bab'Azîz le prince qui contemplait son âme"

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L'univers d'An Amzer

 

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