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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 00:57

Via Lemovicensis photo OB

Lorsque le soleil pâle décline à l'horizon
Et donne à la nature des coloris cendrés
La terre alors exhale ses humeurs ambrées
Le chemin du retour n'est jamais assez long

Le matin  fut si doux sous les arbres dorés
Berçant tes rêves fous au gré de son feuillage
Emportant dans le vent les espoirs sans âge
Qui emplissent ton âme jusqu'à en éclater

Comment ne pas aimer la Vie qui de partout t'appelle,
Dans la graminée blonde s'égrenant  sous tes doigts
Dans la bruyère violine qui chaque année flamboie
Promesses des retours et de forces nouvelles.  

Au fil de la journée la chaleur enivrante
S'est posée sur ton coeur comme une brassée d'ajoncs
Aux saveurs mélangées, tendres et piquantes,
Comment ne pas brûler d'amour plus que raison

Vivre pleinement le songe, jusqu'à ne plus faire qu'un
Avec le chêne altier où coule, telle dans tes veines
Une sève d'éternité aux couleurs humaines
Le sentir comme un frère qui t'accueille en son sein

Ne pas briser le charme et le soir arrivant
Tu revois en silence chaque instant de ce jour
Les larmes retenues, de  joie ou de  tourment,
Il n'est pas assez long, le chemin du retour.

Chantal    

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 00:00

A l'aise sur la chaise
Pliante du jardin
Je lorgne dans un coin
Le vieux banc à l'anglaise

Tenons dans les mortaises
Il attend sous les pins
Des bécots qui lui plaisent
Ou de pauvres chagrins

Quand les piafs l'investissent
Il se souvient des branches
Dont on a fait ses planches

La nostalgie se glisse
Dans ses veines de cèdre
En forme de cathèdre

de Jean-Luc Aotret

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 00:01

après avoir visité la maison du grand philologue :

cliquer sur l'image pour obtenir le texte complet

 O noblesse ! ô beauté simple et vraie ! déesse dont le culte signifie raison et sagesse, toi dont le temple est une leçon éternelle de conscience et de sincérité, j'arrive tard au seuil de tes mystères ; j'apporte à ton autel beaucoup de remords. Pour te trouver, il m'a fallu des recherches infinies. L'initiation que tu conférais à l'Athénien naissant par un sourire, je l'ai conquise à force de réflexions, au prix de longs efforts.

Je suis né, déesse aux yeux bleus, de parents barbares, chez les Cimmériens bons et vertueux qui habitent au bord d'une mer sombre, hérissée de rochers, toujours battue par les orages. On y connaît à peine le soleil ; les fleurs sont les mousses marines, les algues et les coquillages coloriés qu'on trouve au fond des baies solitaires. Les nuages y paraissent sans couleur, et la joie même y est un peu triste ; mais des fontaines d'eau froide y sortent du rocher, et les yeux des jeunes filles y sont comme ces vertes fontaines où, sur des fonds d'herbes ondulées, se mire le ciel.

début de la prière sur l'Acropole

Ernest Renan (1823-1892)

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 00:39

Via Podiensis photo YLT

Je voudrais être une fleur sauvage
Avec la vie avec la rage
Pas forcément belle
Mais simple et rebelle,
Un coquelicot ou une arméria
Qui défie les vents, qui défie les lois,
Une de ces mauvaises herbes vives
Qui comme bon leur plaît vivent.
Me voilà violette ou fumeterre
Bien cachée près du royaume de la mer,
Me voilà donc ajonc pour piquer
Ajonc pour embaumer.
Je serai enfin libre
Entre une toile d'araignée qui vibre
Et une goutte de pluie diamant
Pour tout objet m'appatenant.

Gaëlle Jézégou "Fleur Sauvage" éd. An Amzer 1995

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 00:49

La rivière de Pont L'Abbé phto Jalm

Bruire
Mordorer
C'est le temps où les arbres à pommes
grésillent de rondeurs
La terre porte la profusion

Arbrer
Oiseler
Chaque brin de verdure
mord un peu d'espace bleu
pour danser au soleil

L'été bruisselle.
Qui ne reste frêle
de sensations brunes ?

Bruire
Mordorer
Mordre

Nathalie Simon "La Dérobée" Editions An Amzer 1996

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 00:26

En amzer goz
Me vero bepred.
Setu an noz.
An amzer goz
A zo leun a stered !

Dans les temps anciens
Je vivrai toujours.
Voici venir la nuit.
Les temps anciens
sont illuminés d'étoiles !

Anatole Le Braz (1859-1926)

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 00:12

Une forêt nous précède
et nous tient lieu de corps

et modifie les figures et dresse
la grille
d'un supplice spacieux

où l'on se regarde mourir
avec des forces inépuisables

mourir revenir
à la pensée de son reflux compact

comme s'écrit l'effraction, le soleil
toujours au coeur et à l'orée
de grands arbres transparents

Jacques Dupin l'embrasure éd. Gallimard 1969

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 00:25

Après avoir entendu Jérôme Thomas nous conter cette superbe nouvelle dans la clairière du café-librairie "l'autre rive" il y a deux semaines à Huelgoat, cliquez sur l'image pour découvrir ce merveilleux endroit...

Arrivé à l'endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. Je lui demandai si la terre lui appartenait. Il me répondit que non. Savait-il à qui elle était ? Il ne savait pas. Il supposait que c'était une terre communale, ou peut-être, était-elle propriété de gens qui ne s'en souciaient pas ? Lui ne se souciait pas de connaître les propriétaires. Il planta ainsi cent glands avec un soin extrême.

Jean Giono (1895-1970) extrait de "l'homme qui plantait des arbres"

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 00:57

Après avoir visité l'expo de Daoulas consacrée au conte de Léopold Sédar Senghor "Leuk-Le-Lièvre", voici un petit texte dudit poète :

Perles

Perles blanches,
Lentes gouttelettes,
Gouttelettes de lait frais,
Clartés fugitives le long des fils télégraphiques,
Le long des longs jours monotones et gris !
Où vous en allez-vous ?

À quels paradis ? À quels paradis ?
Clartés premières de mon enfance
Jamais retrouvée...

Léopold Sédar Senghor (1906-2001)

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 01:29

Le Mont Saint Michel photo Jalm

Le lys devant la mer
Ici
Là-bas
Paysage noir
Les arbres y découpent le ciel
On n'aperçoit pas tout de suite
La dame au coeur poignardé
Qui file encore dans ses mains
Le sable des siècles

Hélène Cadou
Miroirs sans mémoire éd. Rougerie 1978

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L'univers d'An Amzer

 

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