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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 00:53
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Afin que ce début soit vif et non pesant
Salut, ô Muse. Il était une fois, lecteur,
Un homme vivant dans les années mil neuf cent
Quatre-vingt, du nom de John, et qui avait l'heur
De réussir en tout, bien qu'il ne fût âgé
Que de vingt-six printemps, solitaire et loué ;
Un soir, alors qu'il traversait Golden Gate Park,
Un frisbee rouge qui décrivait un mauvais arc
Manqua le raccourcir. De là cette question :
" Si je viens à mourir, qui donc me pleurera ?
Qui sera triste, allons, et qui se réjouira ?
Y aura-t-il quelqu'un ? " Cette interrogation
Etant trop déprimante, il préféra passer
A des cogitations un peu moins compassées.

Vikram Seth traduction Claro
Golden gate éd. Grasset

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 00:01
magnolia du Jardin du Stangalar à Brest photo Jalm
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Le magnolia

La fleur du magnolia éclate au ralenti comme une bulle formée lentement dans un sirop à la paroi épaisse qui tourne au caramel.
(A remarquer d'ailleurs la couleur caramélisée des feuilles de cet arbre.)
A son épanouissement total,c'est un comble de satisfaction proportionnée à l'importante masse végétale qui s'y exprime.
Mais elle n'est pas poisseuse : fraîche et satinée au contraire, d'autant que la feuille paraît luisante, cuivrée, sèche, cassante.

Francis PONGE
Pièces éd. Gallimard

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 00:51
Eog : le saumon en breton, graff dans une casemate de l'île d'Ouessant photo Jalm cliquez sur l'image

Je suis vent sur la mer,
je suis vague de l'océan,
je suis le bruit de la mer,
je suis le taureau aux sept combats,
je suis le vautour sur le rocher,
je suis la goutte de rosée,
je suis la plus belle des fleurs,
je suis le sanglier de valeur,
je suis saumon dans le mer,
je suis le lac dans la plaine,
je suis la colline dans un homme,
je suis un mot de l'art,
je suis la pointe d'une arme (qui livre combat).

du file Amorgen dans le livre des conquêtes de l'Irlande
"les druides" Françoise Le Roux et Christian-J Guyonwarc'h
éd. OUEST-FRANCE


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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 00:29
Poème grappillé sur le marché BIO de Kérinou à Brest à l'occasion de la fête de l'oeuf et la poule :
photo Jalm cliquez sur l'image


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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 00:52
magnolia au jardin du Stang Alar à Brest photo Jalm
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Déjà les beaux jours, la poussière,
un ciel d'azur et de lumière,
les murs enflammés, les longs soirs;
et rien de vert : à peine encore
un reflet rougeâtre décore
les grands arbres aux rameaux noirs!

Ce beau temps me pèse et m'ennuie
ce n'est qu'après des jours de pluie
que doit surgir, en un tableau,
le printemps verdissant et rose,
comme une nymphe fraîche éclose,
qui, souriante, sort de l'eau

Gérard de Nerval
(1808 - 1855)
(Tiré du recueil Odelettes)


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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 00:26

par Fañch Broudig et Elodie Le Gall
du livre de Louis Grall "An Hent/Le Chemin"
Bibliothèque d'étude 22 rue traverse Brest
jeudi 5 mars 18h30


Lennadenn divyezhek testenn
"An Hent / Le Chemin"
digant ha tre dirak Louis Grall
gant Fañch Broudic hag Elodie Le Gall
d'ar Yaou 5 a viz Meurzh,
da 6 eur 30 noz, e levraoueg an Etude


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:12
Les anamzeriens qui ont reçu notre dernière revue ont pu s'apercevoir que nous avons eu un petit problème de conversion des caractères vietnamiens de l'article de Dông Phong consacré au poète-chanteur Trịnh Công Sơn. Pour nous faire pardonner et pour que chacun puisse profiter pleinement de cette présentation, voici l'article dont ils'agit :

 

Ng đi con


Hò ho ho hó ho hò, con ng, ng đi con

Đứa con của mẹ ra đời

Trên môi vang vọng một lời đau thương

Hai mươi năm đàn con đi lính

Đi rồi không về, đứa con da vàng của mẹ

Ngủ đi con


Ru con, ru đã hai lần

Ôi tấm thân này ngày xưa bé bỏng

Mẹ mang đầy bụng mẹ bồng trên tay

Hò ho ho hó ho hò, con ngủ, ngủ đi con


Hò ho ho hó ho hò, con ngủ, ngủ đi con

Đứa con của mẹ ra đời

Trên môi vang vọng một lời đau thương

Hai mươi năm đàn con khôn lớn

Ra ngoài chiến trường, đứa con da vàng

Lạc Hồng

Ngủ đi con


Ru con nay đã phong trần,

Ôi vết thương nào đục sâu da nồng

Thịt xương này mẹ nhọc nhằn hôm mai

Hò ho ho hó ho hò, con ng, ng đi con

Hò ho ho hó ho hò, sao ngủ tuổi hai mươi ?

Hò ho ho hó ho hò, sao ngủ tuổi hai mươi ?

Hò ho ho hó ho hò, sao ngủ tuổi hai mươi ?


  Trịnh Công Sơn  1969
pour en savoir plus sur ce poète cliquez sur le lien

Traduction par Dông Phong :


Dors mon enfant


Hò ho ho hó ho hò, tu dors, dors mon enfant

Mon enfant qui dès sa naissance

Sortait déjà de ses lèvres une parole de souffrance

À vingt ans les enfants doivent partir à la guerre

Partir sans retour, ô enfant à la peau jaune de ta mère

Dors mon enfant


Je te berce, je berce pour la deuxième fois

Ô ce corps qui était si petit autrefois

Que je portais dans mon ventre puis dans mes bras

Hò ho ho hó ho hò, tu dors, dors mon enfant


Hò ho ho hó ho hò, tu dors, dors mon enfant

Mon enfant qui dès sa naissance

Sortait déjà de ses lèvres une parole de souffrance

Mais les enfants grandis à l’âge de vingt ans

Partent sur les champs de bataille, ô enfant à la peau jaune

Des Lạc et des Hồng1

Dors mon enfant


Je te berce à présent dans le vent et la poussière

Oh ces blessures qui hélas ont profondément perforé ta peau si chaude

Et ta chair et tes os qu’a péniblement soignés jour et nuit ta mère

Hò ho ho hó ho hò, tu dors, dors mon enfant

Hò ho ho hó ho hò, pourquoi dors-tu à l’âge de vingt ans ?

Hò ho ho hó ho hò, pourquoi dors-tu à l’âge de vingt ans ?

Hò ho ho hó ho hò, pourquoi dors-tu à l’âge de vingt ans ?

 

1. Les Lạc et les Hồng étaient les ancêtres légendaires des Viêtnamiens.


NB. On peut lire des traductions d’autres chansons de Trịnh Công Sơn sur le blog de Dông Phong.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 00:16
traduction Simone Rihouët-Coroze quarante poèmes mystiques éditions triades illustration Geneviève Ploquin pour en savoir plus sur Morgenstern cliquez sur le cerf
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 00:05
statue d'Auguste Brizeux parc Chevassu à Lorient photo Jalm cliquez sur l'image

Ô maison du Moustoir ! combien de fois la nuit,
Ou quand j'erre le jour dans la foule et le bruit,
Tu m'apparais ! - Je vois les toits de ton village
Baignés à l'horizon dans des mers de feuillage,
Une grêle fumée au-dessus, dans un champ
Une femme de loin appelant son enfant,
Ou bien un jeune pâtre assis près de sa vache,
Qui, tandis qu'indolente elle paît à l'attache,
Entonne un air breton si plaintif et si doux
Qu'en le chantant ma voix vous ferait pleurer tous.
Oh ! les bruits, les odeurs, les murs gris des chaumières,
Le petit sentier blanc et bordé de bruyères,
Tout renaît comme au temps où, pieds nus, sur le soir,
J'escaladais la porte et courais au Moustoir ;
Et dans ces souvenirs où je me sens revivre,
Mon pauvre coeur troublé se délecte et s'enivre !
Aussi, sans me lasser, tous les jours je revois
Le haut des toits de chaume et le bouquet de bois,
Au vieux puits la servante allant emplir ses cruches,
Et le courtil en fleur où bourdonnent les ruches,
Et l'aire, et le lavoir, et la grange ; en un coin,
Les pommes par monceaux ; et les meules de foin ;
Les grands boeufs étendus aux portes de la crèche,
Et devant la maison un lit de paille fraîche.
Et j'entre, et c'est d'abord un silence profond,
Une nuit calme et noire ; aux poutres du plafond
Un rayon de soleil, seul, darde sa lumière,
Et tout autour de lui fait danser la poussière.
Chaque objet cependant s'éclaircit : à deux pas,
Je vois le lit de chêne et son coffre ; et plus bas
(Vers la porte, en tournant), sur le bahut énorme
Pêle-mêle bassins, vases de toute forme,
Pain de seigle, laitage, écuelles de noyer ;
Enfin, plus bas encor, sur le bord du foyer,
Assise à son rouet près du grillon qui crie,
Et dans l'ombre filant, je reconnais Marie ;
Et, sous sa jupe blanche arrangeant ses genoux,
Avec son doux parler elle me dit : " C'est vous ! "

 Auguste BRIZEUX (1803-1858)
(Recueil : Marie)

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 00:12
adoration des mages Mantegna (Padoue 1431 - Mantoue 1506) Etats-Unis, Los Angeles, Paul Getty museum cliquez sur l'image

L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles,
L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins ;
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
Et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain.

Arthur RIMBAUD (1854-1891)
(Recueil : Poésies)

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