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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 01:00
Ile - 1

Rien

qu'un plein silence d'île

 

île 

cloître enfiévré

 

parole élémentaire

rotondité navigable

 

île

dans l'esprit

de ce qu'elle verrouille

de viscéral

 

confine d'authentique

 

insuffle d'ascensionnel.

 

Patrick Thuillier

recueil " Sieck île intérieure " 

er-e : espace de recueil éditorial, structure d'autoproduction de Yann Gautron

imprimé chez Ouestélio

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 01:00
A fleur de regard

A fleur de regard

le silence, seulement

- retenu -

par le vol d'un goéland.

 

Guidées par le vent,

des odeurs de varech,

des ancres rouillées

battent le pavé.

L'urgence de la vie

lèche le vide,

dans un geste maladroit.

 

La mort rôde.

Une pluie - drue -

Frigidité d'un bout de terre

qui gémit sous les coups du sort.

 

La rue de Siam,

infinie,

incertaine,

étrangement longue,

frissonne sous les nuages bas.

 

L'haleine salée de la mer d'Iroise

s'effiloche

sur les toits.

 

Une vie en friches.

Le vent tremble au dessus de Brest.

 

Chantal Couliou

Recueil "Au creux des îles " édition SOC & FOC

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 01:00
Parc Oriental de Maulévrier - photo d'Yvette avril 2017

Parc Oriental de Maulévrier - photo d'Yvette avril 2017

Sous les doigts

de la masseuse, la trace

d'anciennes caresses

 

Martine Hautot

Recueil " La lune dans les cheveux "

Haikus - 88 femmes plus un    Editions L'Iroli

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 00:59
Jamais le dragon

saint Michel Archange de l'église de l'Hôpital-Camfrout photo Jalm, cliquez sur les liens

 

A Paul Verlaine

 

Jamais n’éclatera l’écarlate oriflamme
Du céleste sauveur, et jamais le dragon
Ne battra les remparts de ses ailes de flamme.

 

Mais la Princesse attend toujours, son bleu regard
Perdu dans la poussière impalpable des brumes :
Et la Princesse attend encor, le front hagard.

 

Stuart Merrill
La douleur de la Princesse
in les gammes éd. Vanier 1887

 

Janus se fait rare en ce moment sur les pages de Temps-Pestif, car il revient tout juste d'une randonnée vers Landévénnec avec un groupe de l'Arche à Brest, pour repartir jeudi prochain vers Paris et Amsterdam sur les pas des peintres néerlandais. Il sera de retour vers le 11 mai, merci à Yvette qui garde la maison et à vous tous pour votre fidélité, à bientôt poétiquement vôtre...

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 01:00
1540

1540

 

Aussi imperceptiblement que le chagrin L'été s'en est allé—
Trop imperceptible enfin
Pour ressembler à quelque perfidie— Une quiétude s'est distillée

Comme un demi-jour commencé de longtemps, Ou la Nature qui aurait passé avec elle-même Un après-midi retiré—
L'obscurité s'est ramassée plus tôt—

Le matin, étranger, a brillé—
Courtoise, pourtant déchirante grâce, Comme invitée, mais qui s'en serait allée— Et ainsi, sans une aile,
Ni l'aide d'une quille
Notre été, léger, a pris la fuite
Vers la beauté.

Emily Dickinson

 

 

1540

As imperceptibly as Grief The Summer lapsed away— Too imperceptible at last To seem like Perfidy—

A Quiestness distilled
As Twilight long begun,
Or Nature spending with herself Sequestered Afternoon—

The Dusk drew earlier in— The Morning foreign shone—

A courteous, yet harrowing Grace, As Guest, that would be gone— And thus, without a Wing
Or service of a Keel

Our Summer made her light escape Into the Beautiful.

 

 

Emily Dickinson, 40 poèmes -Emily Dickinson et Charlotte Melançon Emily Dickinson Volume 28, numéro 2, Avril 1986 Éditeur(s) Collectif Liberté

ISSN 0024-2020 (imprimé) 1923-0915 (numérique) Citer cet article
Emily Dickinson et Charlotte Melançon "Emily Dickinson, 40 
poèmes." Liberté 282 (1986): 21–50.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 01:00
Parc Oriental de Maulévrier - photo d'Yvette - avril 2017

Parc Oriental de Maulévrier - photo d'Yvette - avril 2017

 

Fraise ou chocolat

le goût du premier baiser

ça ne fond jamais 

 

Clochelune

 

Extrait de l'anthologie : Regards de Femmes - haïkus francophones sous la direction de 

Janick Belleau

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 00:12
168ème roubaïate

pour en savoir plus cliquez sur Omar

 

J' ai vu un sage dans la maison d'un homme ivre de la veille.
Je lui ai demandé s'il ne pouivait me donner des nouvelles des absents.
Il m'a répondu: "Bois du vin, ami,
car beaucoup, semblable à nous, sont partis et ne sont pas revenus."

 

Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 15:43
Parc oriental à Maulevrier  photo de Yvette avril 2017

Parc oriental à Maulevrier photo de Yvette avril 2017

À la chasse aux œufs,

sourires chocolatés

des petits enfants ! 

 

 

 

Yvette

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 00:35
Le printemps

lilas à Kerestat sur la commune de Roscoff, photo Jalm, cliquez sur les liens

 

Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent ;
Les amantes qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.

 

Sous les rayons d’or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses de lilas fleurissent.

 

Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos cœurs gonflés et palpitants ;
Te voilà, rire du Printemps !

 

Jules BRETON (1827-1906)

Le Parnasse contemporain : Recueil de vers nouveaux,
Slatkine Reprints, 1971, III. 1876 (p. 11).

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 00:41
Les Bouquins

affiche de Théophile-Alexandre Steinlen pour en savoir plus sur le chat noir cliquez sur le lien

Tu me vois quelquefois triste, énervé, grincheux,
— Quand j’ai fumé surtout mes pipes allemandes
En travaillant longtemps — alors, tu me demandes
D’où vient l’expression si dure de mes yeux.

 

Tu me dis que mes grands bouquins sont ennuyeux
Comme les pins et leurs petits pots dans les landes ;
C’est vrai : viens… tes baisers sont comme des amandes :
Ils ont un parfum blanc : ils sont délicieux.

 

T’aimer bien, ça vaut mieux que de rimer des strophes
Ou que d’étudier de tristes philosophes.
Dans un livre savant, hier soir, je lisais :

 

On y voulait prouver d’une façon notoire
Que la réalité n’est qu’ « hallucinatoire » ;
Je suis halluciné, chère, par tes baisers.



1894. recueil VERS

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L'univers d'An Amzer

 

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