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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 01:00
Haïku premières fleurs

Dans la cour d'école

l'insolence du mimosa

un feu d'artifice

 

....

 

La morsure du gel

sur les jonquilles en fleurs

l'hiver en sursis

 

Chantal COULIOU

A fleur de silence - Edition SOC & FOC

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 00:13
L’astronome

l'astronome de Vermeer 1668 musée du Louvre, cliquez sur les liens

 

Vois-tu, vers le zénith, cette étoile nageant
          Dans les flots de l’éther sans borne ?
L’astronome m’a dit que sa sphère d’argent
          N’était plus rien qu’un cercueil morne.

 

Jadis, dans un superbe épanouissement,
          D’un troupeau de mondes suivie,
Féconde, elle enfantait majestueusement
          L’amour, la pensée et la vie.

 

Auguste DORCHAIN (1857-1930)
extrait de "Les Étoiles éteintes"

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 01:00
Lettre aux gens très sages

Pour le Printemps de Poètes,

petit hommage à Jean Pierre Simeon

qui laisse la place 

à Sophie Nauleau

 

Non il n'est pas fou

celui qui parle au vent

aux murs aux rues aux lampadaires

 

à l'ombre du chat sur la fenêtre

aux mains fragiles

qui l'aiment et le connaissent

 

Il n'est pas fou

celui qui voit la mer

dans son miroir

et des chiens bleus

dans les nuages

 

Non le poète n'est pas fou

il rêve il rêve

et nous attend

sous le manteau de son mystère

au coeur du monde imaginé

 

Jean Pierre Simeon

 

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Published by yvette - dans Printemps
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:34
68ème contrerime

Arlésiennes par Paul Gauguin en 1888, cliquez sur les liens

 

In memoriam J. G. M.
M. C. M. III.


Dormez, ami ; demain votre âme
Prendra son vol plus haut.
Dormez, mais comme le gerfaut,
Ou la couverte flamme.

 

Tandis que dans le couchant roux
Passent les éphémères,
Dormez sous les feuilles amères.
Ma jeunesse avec vous.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 01:00
Le châle blanc des mères de la place de Mai, peint sur le sol de la place de Mai Buenos Aires

Le châle blanc des mères de la place de Mai, peint sur le sol de la place de Mai Buenos Aires

Pour la journée de la femme, pour toutes les femmes et toutes leurs luttes 

 

 

 

La femme à la langue meurtrie
Lasse d’égrener l’exil
La femme à la langue scellée
Lasse de prévoir les ghettos
Surprennent dans l’exil de leurs fils
L’aiguillon de la haine
Les fièvres du talion

 

Pourtant
Dans la sagesse de leur sang millénaire
Dans l’espérance d’un sang pour vivre
Dans le secret d’un sang
Où s’abreuvent mêmes racines
S’ébranle le souffle de l’alliance
Et des promesses à venir

 

Elles vont                 Elles iront
Dans le futur qu’elles nomment
Ces femmes sans frontières
Au présent dévasté.

 

 

Andrée CHEDID

Territoires du souffle - Poésie / Flammarion


illustration : les mères de mai

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 01:00
Quatrain de Rûmî -- 1

Je viens de cette âme qui est à l'origine

    de toutes les âmes

je suis de cette ville qui est la ville

    de ceux qui sont sans ville

Le chemin de cette ville n'a pas de fin

Va, perds tout ce que tu as,

    c'est cela qui est le tout.

 

 

Rûmî

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 01:00
Deux haïku de fin d'hiver....

Aube de février - givre

    sur le sentier

Que j'ai arpenté tout l'hiver.

Jack Kerouac

Le livre des haïku - La Table Ronde

 

--------

Premier printemps

   la pluie perle

sur les branches encore nues.

 

Takahama Kyoshi

Anthologie du poème court japonais - Poésie/Gallimard

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:27
166ème roubaïate

pour en savoir plus cliquez sur Omar

 

Hier soir, j'ai brisé contre une pierre la coupe en terre cuite.
J'étais ivre en faisant cet acte d'insensé.
Cette coupe semblait me dire:
"J'ai été semblable à toi, à ton tour tu seras aussi mon semblable."

 

Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates

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Published by Janus - dans roubaïates
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 01:00
Le coeur

Mon coeur tendu de lierre odorant et de treilles, 
Vous êtes un jardin où les quatre saisons 
Tenant du buis nouveau, des grappes de groseilles 
Et des pommes de pin, dansent sur le gazon... 
- Sous les poiriers noueux couverts de feuilles vives 
Vous êtes le coteau qui regarde la mer, 
Ivre d'ouïr chanter, quand le matin arrive, 
La cigale collée au brin de menthe amer.
- Vous êtes un vallon escarpé ; la nature 
Tapisse votre espace et votre profondeur 
De mousse délicate et de fraîche verdure. 
- Vous êtes dans votre humble et pastorale odeur 
Le verger fleurissant et le gai pâturage 
Où les joyeux troupeaux et les pigeons dolents 
Broutent le chèvrefeuille ou lissent leur plumage. 
- Et vous êtes aussi, coeur grave et violent, 
La chaude, spacieuse et prudente demeure 
Pleine de vins, de miel, de farine et de riz, 
Ouverte au bon parfum des saisons et des heures, 
Où la tendresse humaine habite et se nourrit...

 

Anna de Noailles

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 00:45
18ème madrigalant

graffiti sur un abri dans la vallée de l'Areuse en Suisse, photo Jalm, cliquez sur les liens

 

A travers le vert de tes yeux
J'apprends à versifier le dire
Sincère d'un Coeur amoureux
Et le feu d'un galant Désir

 

de Jean-Luc Aotret

 

Voici l'ultime madrigalant de ce jeu amoureux, un grand MERCI à tous pour vos contributions poétiques.

Janus

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Published by Janus - dans lune noire
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L'univers d'An Amzer

 

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