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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:40
Souffles

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts....

 

(extrait)

 

Birago Diop

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Published by Yvette - dans Printemps
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 01:00
J'aime

J'aime te sentir

Sur moi

Comme un pont écroulé

Ma rivière 

Polira tes pierres

 

....

 

J'aime l'homme

Au dos vaste

Comme une steppe

Dans les profondeurs

De sa terre

J'écoute

Le bruit du troupeau de buffles

Qui le traverse

 

Anise KOLTZ

extraits parus dans l'Anthologie de la poésie féminine  " Quand les femmes parlent d'amour " de Françoise Chandernagor . Editions Cherche Midi

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 01:00
Quatrain de Rûmî - 2

Dans la roseraie je sens 

          le parfum de tes lèvres

Je vois ta couleur

          dans la tulipe et le jasmin

S'il n'en était pas ainsi

         j'ouvrirais mes lèvres

Afin qu'elles disent ton nom

        et que je l'écoute

 

 

Rûmî

 

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 01:00
Papillon en papier

Le Printemps des Poètes 2017 nous invite à écouter l'Afrique 

Voici Souleymane Diamanka

et son

 Papillon en papier 

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Published by yvette - dans Printemps
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 01:00
Haïku premières fleurs

Dans la cour d'école

l'insolence du mimosa

un feu d'artifice

 

....

 

La morsure du gel

sur les jonquilles en fleurs

l'hiver en sursis

 

Chantal COULIOU

A fleur de silence - Edition SOC & FOC

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 00:13
L’astronome

l'astronome de Vermeer 1668 musée du Louvre, cliquez sur les liens

 

Vois-tu, vers le zénith, cette étoile nageant
          Dans les flots de l’éther sans borne ?
L’astronome m’a dit que sa sphère d’argent
          N’était plus rien qu’un cercueil morne.

 

Jadis, dans un superbe épanouissement,
          D’un troupeau de mondes suivie,
Féconde, elle enfantait majestueusement
          L’amour, la pensée et la vie.

 

Auguste DORCHAIN (1857-1930)
extrait de "Les Étoiles éteintes"

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 01:00
Lettre aux gens très sages

Pour le Printemps de Poètes,

petit hommage à Jean Pierre Simeon

qui laisse la place 

à Sophie Nauleau

 

Non il n'est pas fou

celui qui parle au vent

aux murs aux rues aux lampadaires

 

à l'ombre du chat sur la fenêtre

aux mains fragiles

qui l'aiment et le connaissent

 

Il n'est pas fou

celui qui voit la mer

dans son miroir

et des chiens bleus

dans les nuages

 

Non le poète n'est pas fou

il rêve il rêve

et nous attend

sous le manteau de son mystère

au coeur du monde imaginé

 

Jean Pierre Simeon

 

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Published by yvette - dans Printemps
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:34
68ème contrerime

Arlésiennes par Paul Gauguin en 1888, cliquez sur les liens

 

In memoriam J. G. M.
M. C. M. III.


Dormez, ami ; demain votre âme
Prendra son vol plus haut.
Dormez, mais comme le gerfaut,
Ou la couverte flamme.

 

Tandis que dans le couchant roux
Passent les éphémères,
Dormez sous les feuilles amères.
Ma jeunesse avec vous.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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Published by Janus - dans contrerimes
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 01:00
Le châle blanc des mères de la place de Mai, peint sur le sol de la place de Mai Buenos Aires

Le châle blanc des mères de la place de Mai, peint sur le sol de la place de Mai Buenos Aires

Pour la journée de la femme, pour toutes les femmes et toutes leurs luttes 

 

 

 

La femme à la langue meurtrie
Lasse d’égrener l’exil
La femme à la langue scellée
Lasse de prévoir les ghettos
Surprennent dans l’exil de leurs fils
L’aiguillon de la haine
Les fièvres du talion

 

Pourtant
Dans la sagesse de leur sang millénaire
Dans l’espérance d’un sang pour vivre
Dans le secret d’un sang
Où s’abreuvent mêmes racines
S’ébranle le souffle de l’alliance
Et des promesses à venir

 

Elles vont                 Elles iront
Dans le futur qu’elles nomment
Ces femmes sans frontières
Au présent dévasté.

 

 

Andrée CHEDID

Territoires du souffle - Poésie / Flammarion


illustration : les mères de mai

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 01:00
Quatrain de Rûmî -- 1

Je viens de cette âme qui est à l'origine

    de toutes les âmes

je suis de cette ville qui est la ville

    de ceux qui sont sans ville

Le chemin de cette ville n'a pas de fin

Va, perds tout ce que tu as,

    c'est cela qui est le tout.

 

 

Rûmî

 

 

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L'univers d'An Amzer

 

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