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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 13:13

Hier, veillée d'armes poétique avec Hervé en écoutant Murat chanter P.J. De Bérenger :

Claire habite le cimetière.
Ce qu'au soleil on voit briller,
C'est sa fenêtre, et sa volière,
Qu'on entend d'ici gazouiller.
Là-bas voltige sur les tombes
Un couple éclatant de Blancheur;
A qui cesdeux blanches colombes ?
A la fille du fossoyeur.

P.J. De Bérenger extrait de La Fille du Fossoyeur

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9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 09:09
Olivier Cousin vient d'ouvrir un site. On y trouve des romans policiers, des haïkus, des poèmes, sa date de naissance, un nouveau département breton, un Anderson Building niveau 3 Twentieth-Century Art, un fossoyeur, une brève histoire de Twickenham, des mains d'enfants (quatre), et les litanies de l’annuaire et du Léon.


Le Babélien pour tous

Véhiculaire, vernaculaire, minoritaire,
toute langue m’est une.
La patagon est du chinois pour moi.
Les runes me servent encore beaucoup.

Je baragouine à peine le javanais des plateaux.
Je ne parle plus le hottentot ancien.
Le vieil anglais a quelques secrets pour moi.
Je reconnais une pelle quand j’en vois une.

Je me débrouille assez en bas tchouvache.
Je gaze pas mal en langue de bois.
On ne me vendrait pas sur un marché tasmanien.

Je ne pratique plus l’indo-européen.
Je ne suis pas vraiment calé en hindoustani.
Cela dit, j’appelle un chat un chat.


( Il appelle un chat un chat sur http://perso.orange.fr/oliviercousin/ )
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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 07:40

Le 1er septembre sur le Tro Arvorig dans le dernier tronçon de l'étape Vannes-Quimper :

C’est le jour de Charon
Le passeur du Moros
Mène vers Concarneau
Les Orphée hors saison
Percé et tatoué
Hadès joue au corsaire
Jus de fruit et café
Perséphone nous sert
« le temps fuit comme l’ombre »
Fardant la ville close
Quelques instants de pause
Que l’horloge dénombre
Un bien charmant supplice
Aux dépens d’Eurydice

de Jean-Luc Aotret

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 13:22

Après 6 jours à marcher dans la verte en lisant Théodore Monod "Pèlerin du désert" aux éditions de la table ronde, comment ne pas penser à la belle évocation du dénommé Souchon :

On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
Alors la nuit, quand je dors
Je pars avec Théodore
Dehors, dehors, dehors, dehors
Marcher dans le désert
Marcher dans les pierres
Marcher des journées entières
Marcher dans le désert
Dormir dehors
Couché sur le sable d’or
Les satellites et les météores
Dormir dehors
Il faut un minimum
Une bible, un cœur d’homme
Un petit gobelet d’aluminium
Il faut un minimum
Si loin de la nature ici
Mon cœur durcit
On est si loin de l’air
On est si loin du vent
Si loin du grand désert
Si loin de l’océan
Alors la nuit quand je dors
Je pars avec Théodore,
Dehors, dehors, dehors, dehors
Marcher dans le désert
Si loin de la nature ici
Mon cœur durcit
Chercheur de trésor
De brindilles et de phosphore
D’amours humaines et d’effort,
Chercheur de trésor
Il faut un minimum
Une bible, un cœur d’homme,
Un petit gobelet d’aluminium
On s’ennuie tellement,
On s’ennuie tellement,
On s’ennuie tellement,
On s’ennuie tellement…

Alain Souchon

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 19:06

Après une semaine de rando et un esprit de plus en plus vagabond, voici un petit clin d'oeil de Jojo au superbe texte de Roberto (R.L.  Stevenson) "Mendiants" aux éditions sillage que je lis à mon retour :

À regarder le monde s'agiter et paraître
En habit d'imposture et de supercherie
On peut être mendiant et orgueilleux de l'être
Porter ses guenilles sans en être appauvri

L'humour n'a pas de rang il traîne dans la rue
Avec la dérision pour compagne fidèle
La force est impuissante devant les mains nues
De ceux qui savent rire encore et de plus belle


On voit sur le trottoir des maîtres philosophes
Qui n'ont jamais rien lu mais qui ont tout compris
On voit dans le ruisseau des filles qui vous offrent
Un instant qui ressemble à mille et une nuits

Il y a des enfants rois que le soleil couronne
Même si leurs palais ne sont que des taudis
Ils vivent en seigneurs dans une Babylone
Aux jardins suspendus de légumes et des fruits

À l'heure où tous les bruits de la ville se taisent
Un verre de thé noir à l'ombre d'un café
Un peu d'herbe qui brûle sur un feu de braise
Le paradis perdu est enfin retrouvé


"Mendiants et Orgueilleux " Georges Moustaki

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 23:14
Reprise ce samedi des réunions à la MPT Bellevue. Jacques Prévert, Bernard Trebaol, Jean de La Fontaine et Marie-Louise Cornille étaient présent.

A une dame dont la jupe fut retroussée en versant dans un carosse à la campagne

Philis, je suis dessous vos lois,
Et sans remède à cette fois.
Mon âme est votre prisonnière,
Mais sans justice et sans raison.
Vous m'avez pris par le derrière :
N'est-ce pas une trahison ?

Je m'étais gardé de vos yeux,
Et ce visage gracieux
Qui peut faire pâlir le nôtre,
contre moi n'ayant point d'appas,
Vous m'en avez fait voir un autre
De quoi je ne me gardais pas.

D'abord il se fit mon vainqueur,
Ses attraits percèrent mon coeur,
Ma liberté se vit ravie,
Et le méchant, en cet état,
S'était caché toute sa vie
Pour faire cet assassinat.

Il est vrai que je fus surpris,
Le feu passa dans mes esprits,
Et mon coeur autrefois superbe,
Humble, se rendit à l'amour,
Quand il vit votre cu sur l'herbe
Faire honte aux rayons du jour.

Le soleil, confus dans les cieux,
Le voyant si radieux,
Pensa retourner en arrière,
Son feu ne servant plus de rien ;
Mais ayant vu votre derrière,
Il n'osa pas montrer le sien.

En découvrant tant de beautés,
Les sylvains furent enchantés,
Et Zéphire, voyant encore
D'autres appas que vous avez,
Même en la présence de Flore,
Vous baisa ce que vous savez.

La rose, la reine des fleurs,
Perdit ses plus vives couleurs,
De crainte l'oeillet devint blême,
Et Narcisse, alors convaincu,
Oublia l'amour de soi-même
Pour se mirer en votre cu.

Aussi rien n'est si précieux,
Et la clarté de vos beaux yeux,
Votre teint qui jamais ne change,
Et le reste de vos appas
Ne méritent point de louange,
Qu'alors qu'il ne se montre pas.

On m'a dit qu'il a des défauts,
Qui me causeront mille maux,
Car il est farouche à merveilles,
Il est dur comme un diamant,
Il est sans yeux et sans oreilles,
Et ne parle que rarement.

Mais je l'aime et veux que mes vers
Par tous les coins de l'univers
En fassent vivre la mémoire,
Et ne veux penser désormais
Qu'à chanter dignement la gloire
Du plus beau cu qui fut jamais.

Philis, cachez bien ses appas :
Les mortels ne dureraient pas,
Si ces beautés étaient sans voiles.
Les dieux qui règnent dessus nous,
Assis là-haut sur les étoiles,
Ont un moins beau siège que vous.

Vincent Voiture (1597-1648)
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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 03:31

Après avoir rendu hommage au grand maître dans la petite maison où il est né, perchée en haut de la côte qui domine Vinci :

Aucun signe de gloire
Sur les fonts baptismaux
Mais une Marie noire
Veillant sur le troupeau
De touristes curieux
Devant les inventions
Et l’imagination
Du maître de ces lieux
Derrière le château
Le décor est celui
De la vierge aux rochers
Peint par Leonardo
Des coteaux de Vinci
Un génie nous est né

29/06/06

de Jean-Luc Aotret

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 20:21

Après avoir à nouveau visité avec toujours autant de plaisir,le musée Yan Dargent de Saint Servais ce WE, j'ai ressenti le besoin de me plonger dans la légende des "lavandières de la nuit" du morlaisien Emile Souvestre (1806-1854) dont j'extrais ce petit quatrain engoissant :

Si chrétien ne vient nous sauver
j'usqu'au jugement faut laver,
au clair de lune, au bruit du vent,
sous la neige, le linceul blanc.

Le foyer Breton (1844)

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 02:31

Sur la route de Spolète, un petit arrêt à Todi pour honorer la mémoire de Jacopone le franciscain poète (1228-1306) auteur du stabat mater, excommunié pour avoir critiqué le pape de l'époque :

Le frère Jacques dort
Mais qui donc aujourd’hui
S’est souvenu de lui
Et de son triste sort
Ne reste que son chant
De douleurs magnifique
Qui traverse le temps
Porté par la musique
Et cette humble effigie
Que sa ville dressa
Devant saint Fortunat
Mais plus jamais personne
Les matines ne sonne
Au sommet de Todi
22/06/06

de Jean-Luc Aotret

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 18:17

Jai assisté hier à un superbe concert de l'ensemble médiéval "Alla Francesca" à la chapelle sainte Christine de Plougastel-Daoulas au cours duquel le comédien Alain Carre déclamait le magnifique texte "SOLO" de Xavier Grall :

" C'est votre grâce que je supplie
Et non votre puissance
Opérez ma renaissance
Il suffira d'un peu de souffle
Dans ma poitrine
D'un peu de salive
Sur ma bouche chagrine
Seigneur Maître de la vie
Voici donc ma bretonne supplique … "

 

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L'univers d'An Amzer

 

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