Jeudi 12 novembre 2009
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auteur né une année en 9 :
d'après la nouvelle d’Anatole Le Braz par le trio François Debois
(scénario), Sandro (dessin), Christophe Lacroix (couleur) aux éditions Soleil Productions 2007, cliquez sur
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A Maggie
Octobre m'apparaît comme un parc solitaire :
Les mûres frondaisons commencent à brunir.
Et des massifs muets monte une odeur légère,
Cet arôme plus doux des fleurs qui vont mourir.
L'étang, les yeux voilés, rêve, plein de mystère,
Au fantôme ondoyant de quelque souvenir ;
Une langueur exquise a pénétré la terre,
Le temps même a plié son aile pour dormir.
Le ciel, plus imprécis, fait l'âme plus profonde.
On sent flotter en soi tout le passé du monde
Et, secoué soudain d'un grand frisson pieux,
L'on croit ouïr au loin des rumeurs sibyllines,
Tandis que, dans la pourpre ardente des collines.
Semble saigner encor le sang des anciens dieux.
Anatole LE BRAZ (1859-1926)
Par Janus
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Publié dans : né une année en 9
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A plus tard,
Annie.
Ce poème magnifique convient tout à fait à mon humeur du jour. Je l'imprime afin de l'avoir sous les yeux. Merci !
Après un cours de gym, quelle belle surprise!
Bonne journée à tous,Marylène.
Ce sonnet est si léger et si accueillant qu'on aimerait y pénétrer mais sur la pointe des pieds pour ne pas déranger les superbes métaphores.
Automne, nostalgie, rêveries et "rumeurs sybillines", Monsieur Anatole Le Braz, je m'incline.
Belle journée,
Annie.
Bonne soirée à tout le monde !
J'aime le choix de vos couleurs, cet espace est beau, ludique, frais !