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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 18:45
L'autre âge

château de Sennones en Mayenne photo Jalm, cliquez sur les liens

 

Le Printemps les roses produit,
L'Été plus chaud mûrit le fruit,
Des saisons divers est l'empire :
Aux amours la jeunesse duit,
L'autre âge autre chose désire.

 

Connaissant donc ce que je dois,
Faut-il pas suivre une autre loi
Propre à mon âge et ma tristesse ?
Dois-je pas bannir loin de moi
Tous noms d'amour et de maîtresse ?

 

Philippe DESPORTES (1546-1606)

Recueil : Odes

 

Temps-pestif va être en vacances du 5 au 23 mai, Janus s'en va grimper sur les pentes du Jura du côté de la patrie de Cendrars. Merci de votre fidèlité, à bientôt...

30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 13:49
Noroît

estuaire du Guillec à Moguériec photo Jalm, cliquez sur les liens

 

Moguériec, Moguériec,
Comme un chœur de marins en joie
Qui résonne jusqu’à Santec
Par vent de sud ou de noroît.

 

Jacques Premel-Cabic

Moguériec

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 13:46
62ème contrerime

misères humaines Paul Gauguin en 1888, cliquez sur l'image

 

Me rendras-tu, rivage basque,
Avec l’heur envolé
Et tes danses dans l’air salé,
Deux yeux, clairs sous le masque.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 00:29
La ligne des montagnes

montagne corse à Porto Ota photo Jalm, cliquez sur les liens

 

A Paul Verlaine

 

Sous le soleil de l’est la ligne des montagnes
Ondule en des lueurs d’améthyste et d’azur
Pour mourir au milieu des moissons des campagnes.

 

Parfois comme le pleur sonore d’un beffroi
L’âme d’un lointain cor s’essore du silence,
Puis s’étouffe soudain sous un souffle d’effroi.

 

Stuart Merrill
La douleur de la Princesse
in les gammes éd. Vanier 1887

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 00:47
159ème roubaïate

pour en savoir plus cliquez sur Omar

 

Sais-tu pourquoi le cyprès et le lis
ont acquis la réputation de liberté dont ils jouissent parmi les hommes ?
C'est que celui-ci, ayant dix langues, reste muet,
et que celui-là, possédant cent mains, les tient fermées.

 

Omar Khayyam (1046-1131) les roubaïates

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 00:49
Il pleure

affiche de Théophile-Alexandre Steinlen pour en savoir plus sur le chat noir cliquez sur les liens
 

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

 

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

 

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

 

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

 

Paul VERLAINE   (1844-1896)

Recueil : Romances sans paroles

 

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 00:39
L'églantine

églantine sur le chemin de Montmoreau St Cybard, photo Jalm, cliquez sur les liens

 

Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire,
Ne crains pas que sur toi j'ose étendre ma main.
Sans en être arrachée orne un moment la terre,
Et comme un doux rayon console mon chemin.
Quand les tièdes zéphirs s'endorment sous l'ombrage,
Quand le jour fatigué ferme ses yeux brûlants,
Quand l'ombre se répand et brunit le feuillage,
Par ton souffle, vers toi, guide mes pas tremblants.

 

Mais ton front, humecté par le froid crépuscule,
Se penche tristement pour éviter ses pleurs ;
Tes parfums sont enclos dans leur blanche cellule,
Et le soir a changé ta forme et tes couleurs.
Rose, console-toi ! Le jour qui va paraître,
Rouvrira ton calice à ses feux ranimé ;
Ta mourante auréole, il la fera renaître,
Et ton front reprendra son éclat embaumé.

 

Fleur au monde étrangère, ainsi que toi, dans l'ombre
Je me cache et je cède à l'abandon du jour ;
Mais un rayon d'espoir enchante ma nuit sombre :
Il vient de l'autre rive... et j'attends son retour.

 

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)

 

4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 12:35
Nous reviendrons ici

deux garçons dans un doris de Winslow Homer, cliquez sur les liens

 

En route vers l’été
Une halte s’impose,
Une pause en beauté
Où la douceur se pose.

Il est un bel endroit
Aux confins de la Rance,
Qui nous met en émoi
En chemin de vacances.

En début de Bretagne
Sans remous, sans écume,
La mer dans la campagne
Est sage sous la brume.

Qu’il fait bon de s’asseoir
Placide au bord de l’eau,
Devant le reposoir
De bien jolis bateaux.

Barques d’un temps jadis
Avec leur nez pointu,
Ils crânent les doris
Sous le pont suspendu.

Un petit port charmant
Au bas d’un raidillon,
En un trop court instant
Nous fait récréation…

….Car  il faut repartir
Déjà vers le Ponant,
Laisser à déplaisir
Ce havre si plaisant.

Mais au bout de l’été
A l’heure du retour,
En routards passagers
Nous ferons un détour.

 

Oui bientôt à rebours
En route vers Paris,
A rebrousse parcours
Nous reviendrons ici.

 

Jacques Premel-Cabic

Port Saint-Jean

Published by Janus - dans breizitude
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:01
Ô souffle large

la plage de la palud à Santec photo Jalm, cliquez sur les liens

 

Le vent de l’océan siffle à travers les portes
Et secoue au jardin les arbres effeuillés.
La voix qui vient des mers lointaines est plus forte
Que le bruit de mon cœur qui s’attarde à veiller.
Ô souffle large dont s’emplissent les voilures,
Souffle humide d’embrun et brûlant de salure,
Ô souffle qui grandis et recourbes les flots
Et chasses la fumée, au loin, des paquebots !

 

Tu disperses aussi mes secrètes pensées,
Et détournes mon cœur de ses douleurs passées.
L’imaginaire mal que je croyais en moi
N’ose plus s’avouer auprès de ce vent froid
Qui creuse dans la mer et tourmente les bois.

 

Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914)

L’Horizon chimérique Recueil posthume 1920

 

30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 00:25
61ème contrerime

la chambre à coucher à Arles par Van Gogh en 1888, cliquez sur les liens

 

Pâle matin de Février
Couleur de tourterelle
Viens, apaise notre querelle,
Je suis las de crier ;

 

Las d’avoir fait saigner pour elle
plus d’un noir encrier…
Pâle matin de Février
Couleur de tourterelle.

 

Paul-Jean Toulet
Les Contrerimes : poèmes
Édition Émile-Paul frères, 1929

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L'univers d'An Amzer

 

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